Le harcèlement et les insultes ne réussissent à rien pour le monde agricole des États-Unis, du Canada ou du Mexique

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Communiqué de l’Institut de l’agriculture et la politique commerciale (IATP) : L’ALÉNA sans le Canada n’est pas un accord terminé

MINNEAPOLIS – 31 août 2018 — En réponse à l’annonce de la suspension des négociations de l’ALÉNA avec le Canada jusqu’à mercredi et que l’administration Trump a envoyé un avis au Congrès sur son intention de signer un accord commercial avec le Mexique, avec ou sans le Canada, l’Institut de l’agriculture et la politique commerciale (IATP) basée à Minneapolis appelle à un accord de l’ALÉNA avec le Canada.

Après une semaine d’insultes à l’égard du Canada, l’annonce faite aujourd’hui par les États-Unis de leur intention de signer un accord commercial avec le Mexique est décourageante. Les agriculteurs américains méritent mieux. Bien que l’organisme américain de la négociation ait déclaré qu’il continuerait à discuter avec le Canada, ces discussions semblent avoir un objectif principal: démanteler le programme de gestion de l’offre laitière qui soutient les producteurs laitiers au Canada à une époque où la surproduction et les politiques agricoles amènent les producteurs agricoles à abandonner les affaires.

Le programme canadien est une tentative pour équilibrer l’offre et la demande, afin d’aider les agriculteurs et les consommateurs à ne pas se fier peu aux exportations ou aux subventions des contribuables. Ça fonctionne en partie, parce que les produits laitiers sont protégés des importations par des tarifs douaniers élevés. Aux États-Unis, les agriculteurs, à l’instar des travailleurs de l’acier, sont touchés par l’immense surproduction non gérée exportée vers les marchés mondiaux, entraînant des prix à des niveaux insoutenables.

Plutôt que de détruire l’industrie laitière canadienne, nous devrions apprendre de leur exemple et adopter des politiques qui équilibrent avec succès l’offre et la demande et qui soutiennent nos propres agriculteurs. C’est pourquoi les groupes d’agriculteurs familiaux américains ont parlé de la nécessité de réviser la politique laitière nationale, qui repose sur la surproduction, pour compenser les bas prix, plutôt que d’attaquer le programme du Canada.

Au lieu de cela, le peu d’informations publiées sur les dispositions agricoles convenues avec le Mexique promet de nouvelles règles pour bloquer la diffusion de la biotechnologie agricole, qui favoriserait les intérêts agroalimentaires par rapport à ceux des agriculteurs familiaux dans chacun des trois pays.

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