Sommet de la société civile à Chicago: oui à la coopération, non à la compétition

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par Denise Gagnon, tiré du Monde ouvrier

Dans le cadre de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) imposée par le président des États-Unis Donald Trump, une série de rencontres stratégiques ont été organisées ces derniers mois. La FTQ a participé à ces rencontres avec les organisations syndicales et sociales du Canada, des États-Unis et du Mexique. La plus récente, qui a eu lieu à Chicago les 19 et 20 octobre dernier, a été l’occasion d’approfondir les échanges sur les meilleures stratégies et de lancer un appel à la solidarité et à l’action de tous les groupes de la société civile contre un traité qui placerait encore une fois les intérêts des grandes corporations devant les droits des travailleuses et travailleurs et le bien commun de nos populations.

Rappelons que l’ALENA a eu de nombreux impacts négatifs auxquels les trois pays souhaitent remédier par un nouveau modèle commercial de coopération. Ceci est particulièrement frappant au Mexique où les impacts ont creusé encore davantage les inégalités. Les maquiladoras appartenant à des intérêts étrangers se sont développées de façon importante le long de la frontière américano-mexicaine depuis 20 ans. Les droits sociaux et du travail y sont continuellement bafoués et la répression envers les syndicats représentatifs est devenue intolérable.

« Ce modèle de commerce permet aux entreprises multinationales d’exploiter à outrance les travailleuses et les travailleurs en situation précaire en plus de polluer l’environnement. » – Jeff Schuhrke du Working In These Times aux États-Unis.

La FTQ et ses partenaires québécois ont profité de la Journée mondiale pour le travail décent, le 7 octobre dernier, pour rappeler que L’ALENA 2 doit permettre un accroissement des salaires et favoriser le respect des droits sociaux, partout en Amérique du Nord. L’ouverture du gouvernement Trudeau à faire valoir les enjeux sociaux et du travail dans le cadre de ces négociations a été saluée, mais jugée insuffisante face au pouvoir exorbitant des lobbyistes d’entreprises multinationales. Les groupes réclament notamment le retrait pur et simple du chapitre 11 de l’ALENA qui protège les droits des investisseurs et permet aux entreprises de poursuivre les gouvernements et de contester des lois démocratiquement adoptées.

La FTQ suit le dossier de près. La sixième ronde de renégociation de l’ALENA se tiendra à Montréal du 23 au 27 janvier prochain.

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